
"L'ogre Ogrest a découvert les six Dofus. Pourquoi une créature telle qu'Ogrest s'est-elle soudain intéressée aux Dofus ? Mais pour l'amour d'une femme à la beauté sans pareille !
Malheureusement pour l'Ogre, elle était davantage attirée par les oeufs de Dragon que par son coeur... Lorsqu'il comprit qu'il avait été trahi, Ogrest fut pris d'un accès de rage !
Il avait obtenu la puissance des six Dofus, mais était devenu du même coup la proie de ses propres pouvoirs...
Hors de lui, il tua sa promise, et sa colère s'abattit sur le Monde.
Ogrest devint une menace pour les dieux eux-mêmes, qui engagèrent un combat titanesque contre lui. Au terme de cette bataille apocalyptique, la défaite des douze Dieux était totale...
Ogrest, ivre de combat et de chagrin, se retira sur les plus hautes cimes du Monde.
Il commença à pleurer, pleurer tant et si bien que le niveau des eaux monta, menaçant de submerger les habitants du Monde."
Ogrest, vaste montagne,
Nous chantons ton nom.
De l'amibe au grand vorace,
Tu dévalas les pentes du Solace
Pour trouver la paix dans les forêts sombres,
Tu as prospéré.
Des millénaires d'attente,
Marchant, pillant, consumant,
Des millénaires, tu fus,
Ta forse croissante,
Ton pouvoir émergeant,
Tel un soleil dans nos yeux.
Lors, Dathura apparut,
Petite poupée hatée,
Venue se mettre à tes pieds,
Tendit vers toi ses mains rafistolées,
Supplique d'attention.
Pour elle, tu trouvas les oeufs,
Les six primordiaux, issus des Dragons
Pour l'amour d'une femme,
D'une poupée
Qui voulait être aimée.
Tu tordis le poing vers les astres,
Tu défias la terre entière, ses héros, ses dieux
Tu arrachas les trèsies aux mains des titans,
Tu défias le ciel lui-même de venir
Te les prendre.
Ta quête achevée,
Tu retrouvas Dathura,
Au bord du Monde,
Où se font les passions.
Tu la serras dans tes bras.
Mais dans l'ombre
Veillait l'un des Douze.
Venu reprendre des oeufs
Pour les placer au Coeurs d'Incarnam,
Il contraria l'Union.
S'ensuivit confusion.
Ici, nos sens se perdent.
Un terrible combat,
Et Pandora chuta,
Plongée dans les Abysses,
Coiffée du Coeur d'Incarnam,
Serré dans ses bras.
Pour la retrouver,
Tu traversas les Abysses,
Fouillas les grottes du Monde primordial,
Les failles des plans supérieurs,
Les galaxies suspendues,
Les interstices.
Ta colossale puissance
Pouvait faire plier la nature,
Les arbres comme paille,
La mer s'ouvrait devant toi,
Inclinée comme domestique.
Nombreux,
Ceux qui tentèrent de te freiner.
Ton ascension, irrésistible,
Ta volonté, endurcie par l'absence,
Ne souffrait aucun obstacle.
Sous ton poing tombèrent les Douze,
Et les démons rirent,
De te voir ainsi traverser
L'oeuf cosmique, les dimensions,
Sans jamais ralentir.
Empruntant le chemin des sages,
Ton chemin tracé tel ligne droite,
Tu grimpas le Wakfu jusqu'à son Zénith,
Terre vierge,
Terre de contrôle.
Dans la cabane des Anciens,
Tu fis ton nid.
Attendit.
Soupira.
Pleura.
Et le monde se noya.